Micro-ferme agroforestière et polyculturelle, « La closerie d’olt »

A propos du projet

La closerie d’olt est un projet de micro-ferme en polyculture sur 1 hectare, lancé par Ronan Delente et Léa Barbance au printemps 2021. C’est un projet agroécologique de petite taille en cour de développement qui sera situé au cœur de la vallée du lot en Aveyron, et qui a pour mission sur les années à venir, grâce au développement et à la mise en place de diverses pratiques agricoles, de cultiver et de produire de la nourriture tout en soutenant et en accompagnant la biodiversité au sein de la micro-ferme.

Le but étant de :

-Analyser, évaluer et implémenter des systèmes agroforestiers

-Diversifier les cultures en pratiquant la polyculture des annuelles et des pérennes

-Favoriser les interactions spécifiques, et soutenir les refuges fauniques et floristiques

-Promouvoir l’agritourisme en agroécologie sur le site avec des portes ouvertes

-Encourager l’utilisation de plante pérenne dans nos assiettes et dans le champs

-Entretenir et soutenir une bonne structure du sol, ainsi que la vie souterraine

Les cultures pérennes

Les cultures pérennes sont des plantes vivaces qui ne se replantent pas chaque années contrairement aux annuelles que nous connaissons tous . Bien que nous avons dans notre répertoire agricole quelques vivace comme les artichauts ou les asperges, la majorité de nos plantes cultivées sont replantées tout les ans. Les annuelles au sens propre du terme, ont un cycle de 1 an, voir deux pour les biannuelles. De ce fait, lorsque leur cycle végétatif est terminé, on doit impérativement refaire une culture pour pouvoir obtenir notre nourriture. Ce qui implique le travail du sol, causant des perturbations biologiques souterraine et en surface.

On parle souvent de biodiversité, et plus précisément de macro diversité mais on ne parle très rarement de microbiologie, ceux vivant dans le sol. En fait, un sol par définition n’est que sol seulement si il contient le vivant en lui. Beaucoup de sol sont dépourvus de vie contenant seulement les matériaux minéraux et les nutriments. Seulement sans vie la plupart des nutriments dans le sol ne seront pas disponibles aux végétaux.
C’est là ou les plantes pérennes entrent en jeux. D’un point de vue biologique, une vivace aura un ancrage racinaire plus abondant car elle dure plusieurs années. Son système racinaire persistant permet à la plante de stabiliser l’écosystème autour d’elle. Elles sont plus efficaces pour stocker le carbone sous sa forme stable . Ce carbone est conservé au dessus du sol dans les tissus jusqu’à que la végétation meure ou qu’elle soit récolté. Alors que le carbone est produit au dessus du sol, le potentiel de conservation sur le long terme est dans le sol ou dans les produits lignifiés récoltés.

La plupart des micro-organisme vivent proche des racines dans les premiers centimètres du sol, on parle d’interaction rhizosphérique ( interactions qui se situent autour des premiers centimètres racinaires ). Les pérennes permettent aussi de maintenir un sol toujours couvert, que cela soit en surface mais aussi dans le sol mais surtout de soutenir une biodiversité microbienne permanente. Ces plantes sont aussi plus résistante aux maladies.

L’objectif étant de plante le plus possible des plantes pérennes comestible et ayant un potentiel commercial, en vente directe ou transformées. Beaucoup de plantes vivaces ont certaines caractéristiques prometteuses qui font qu’elles trouveront facilement leur place à la ferme

Un système agroforestier et polyculturel

Apporter une structure écosystémique à l’agriculture forestière, c’est appliqué ce type d’encadrement écosystémique à un système cultivé, bien qu’ils n’auront pas un même niveau de symbiose et d’interdépendance. C’est assez important de rester humble dans ses affirmations lors des designs et de reconnaitre que toutes les évolutions dans la nature sont le résultat de plusieurs décennies au minimum, ou de plusieurs milliers d’années de travail pour mettre en place tout les facteurs biologiques.

Le mieux que l’on puisse faire est de donner aux organismes la possibilité d’interagir et d’ajuster le système au fur et à mesure que l’on en apprend davantage

L’agroforesterie, c’est le concept de cultiver des ligneux arbres et arbustes par exemple en même temps que cultiver des plantes annuelles ou pérennes. Il y a plusieurs type d’agroforesterie mais il faut principalement retenir deux méthodes, l’agroforesterie simplifié et l’agroforesterie complexe. L’agroforesterie simplifié comme son nom le porte est simplifié dans sa conception. On limitera d’intégrer trop d’espèce au sein d’une parcelle agricole et on facilitera l’organisation en travaillant linéairement, la culture intra-parcellaire (Verger maraicher ) est un bon exemple de culture maraichère entre les arbres

L’agroforesterie complexifié diversifie les cultures au sein d’une parcelle en cultivant avec différentes strates végétatives, de deux à sept selon les contextes. Les forêts comestibles sont des systèmes agroforestiers complexifiés qui intègrent dans leur structures plusieurs niveaux de végétation accommodés de façon linéaires ou irrégulières.

Ces deux formes d’agroforesterie sont intégrés à la conception de la micro-ferme.


Dans quel but au final

Il est tout d’abord légitime de dire que la première raison est l’ambition et la passion à faire tout ça. Mais bien que ce projet nous apporte satisfaction sur le terrain, Il est plus légitime de dire que l’agriculture conventionnelle ces dernières décennies n’a pas contribuer à stabiliser et à soutenir notre environnement mais bien l’inverse. Bien que ce type d’agriculture a permis après la seconde guerre mondiale de nourrir une grande partie de la population et à ne plus avoir de famine dans certains coins du globe . Aujourd’hui, nous pensons fermement que les dégâts occasionnés par l’agriculture industrielle, ne sont pas en accord avec notre mode de vie autant sur le point environnemental que sur la santé humaine. Pour plusieurs raisons, il est peut être temps de repenser notre modèle agricole, du moins en grande partie.

Depuis des milliers d’années, et dans plusieurs coins du monde certains peuples ont contribuer à l’extinction de leur propre civilisations de part leur méthode agricoles. Ceux que certains ont fait en des centaines d’années ou des milliers d’années, nous le faisons en quelques décennies. De ce fait, le sol arable sur lequel nous cultivons devient aujourd’hui un sol artificiel, dépourvu de vie et infertile. Les engrais de synthèse et même biologique sont alors indispensable pour maintenir une production

Très peu de données sont disponible sur la capacité productive commerciale de ce genre de micro-ferme en polyculture et nous nous avançons pas à dire que seul ces méthodes vont permettre à nourrir le monde de demain mais nous croyons avec conviction que l’agroécologie et l’agroforesterie ensemble, pourrait permettre aux agriculteurs de se rapprocher du vivant et pourquoi pas demain d’être des gardiens et accompagnateurs au sein des interactions biologiques

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